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Pourquoi vous procrastinez

procrastiner

Il y a plusieurs niveaux de procrastination. Le premier, c’est quand vous remettez à plus tard ce que vous pourriez faire tout de suite. Le deuxième, c’est quand vous remettez à demain ce que vous auriez pu faire hier. Et je ne vous parle pas des niveaux suivants…

Procrastiner, c’est choisir consciemment ou inconsciemment de ne pas agir tout de suite.

La définition est simple à comprendre. Ce qui est plus compliqué, c’est de déchiffrer pourquoi vous choisissez de ne pas agir. Si vous comprenez pourquoi vous procrastinez, il vous sera plus facile de vous en prémunir.

La peur

La peur, c’est cet instinct primaire qui vous pousse à détecter les dangers, et éviter qu’ils n’impactent votre vie. Par exemple, si vous faites une randonnée en montagne et que vous apercevez un ours, je suis sûr que vous allez faire en sorte de vous éloigner le plus vite et le plus loin possible.

La procrastination fonctionne un peu comme cela. Je m’explique...

Il y a ce truc que vous devez faire. Par exemple, passer un coup de fil sensible. Par anticipation, vous êtes amené à penser que si vous le faites, il y a potentiellement des choses négatives qui vont se produire. Ducoup, on peut dire que vous assimilez ce truc à faire un peu comme un danger. Donc vous cherchez naturellement à l’éviter.

Vous avez compris pourquoi je trouve que la procrastination fonctionne un peu comme la peur ? Si vous appelez un recruteur par exemple, il est possible que vous bafouilliez, ou que vous ne trouviez pas les bons mots. Si vous allez à la rencontre de l’ours, il est possible que vous vous fassiez dévorer.

Bon à choisir, personnellement je préfère l’humiliation au téléphone, mais vous avez compris l’idée. Dans les deux cas, vous risquez de vivre quelque chose de désagréable. Donc vous cherchez naturellement à l’éviter.

La procrastination, c’est un peu plus compliqué que la peur

Si vous avez peur de l’ours, vous n’avez qu’à l’éviter. Plus il sera loin, mieux vous vous porterez. Mais ce n’est pas pareil pour votre coup de fil. Vous devez quand même appeler ce recruteur, sinon vous n’aurez pas le job.

Deux possibilités s’offrent à vous :

Vous l’aurez compris, vous procrastinez si vous choisissez la deuxième option. C’est sûr qu’à court terme vous êtes gagnant(e). Et ensuite ? Que se passe-t-il si vous l’appelez la semaine prochaine par exemple ?

procrastiner

Et bien, vous vivrez ce moment désagréable dans une semaine. Mais ce n’est pas tout, à cela il faut ajouter une semaine d’appréhension. Une semaine pendant laquelle vous penserez plus ou moins régulièrement à ce moment que vous redoutez. Une semaine pendant laquelle vous accumulerez du stress.

Résumons. Dans le premier cas, vous vivrez un moment négatif. Dans le deuxième cas, vous vivrez un moment négatif, plus du stress supplémentaire (ce qui ne va pas du tout vous aider pour mener à bien votre coup de fil). Alors, pourquoi choisir de procrastiner ?

Court terme vs long terme

Vous procrastinez car vous ne regardez pas assez loin.

Votre instinct vous pousse à privilégier le court terme. C’est l’héritage de vos ancêtres, c’est ce qui vous permet de ne pas vous faire croquer par l’ours des cavernes. Si vous ne regardez pas plus loin que le bout de votre nez, vous choisirez la seule option dont vous disposez, celle qui vous vient à l’esprit naturellement. C’est à dire celle que vous propose votre instinct.

Pensez plus loin. Comme je vous l’ai dit un peu plus tôt, la stratégie du court terme s’avère perdante au long terme. Car si vous minimisez le désagréable à court terme, cela a comme effet de le maximiser au long terme. Car vous ne faites que repousser le problème, et en plus de ça vous en créez davantage, sous forme de stress par exemple.

Essayez plutôt de minimiser le désagréable au long terme. D’un point de vu logique c’est mieux vous ne trouvez pas ? C’est comme si vous aviez le choix entre donner 100€ maintenant ou bien 200€ la semaine prochaine.

Mais pour minimiser le désagréable au long terme, la contrepartie c’est que vous devez le maximiser au court terme. C’est-à-dire que vous devez vivre tout de suite ce moment redouté. Plus vous attendrez, et plus vous cumulerez du négatif.

Le mot de la fin

Je ferai prochainement un autre article sur comment éviter de procrastiner. Mais je peux vous livrer dès maintenant la première solution que je compte aborder. Il s’agit de la plus efficace, de la plus fondamentale. Je l’ai déjà évoquée, mais je vais vous en remettre une petite couche.

procrastiner

Lorsque vous vous apprêtez à procrastiner, il s’agit simplement de vous rappeler que deux chemins s’offrent à vous :

A vous de voir.

Attention tout de même, il ne s’agit pas d’agir précipitamment juste pour vous dire que comme ça vous ne serez pas en train de procrastiner.

Suivant les situations, il peut être préférable d’attendre un peu. Si je reprends l’exemple de l’appel téléphonique avec un recruteur, il est préférable de préparer cet appel. D’imaginer les questions qu’il pourrait vous poser, etc. Mais dans ce cas, ne procrastinez pas cette séance de préparation, faites la dès que possible !

Il ne s’agit pas non plus de culpabiliser car vous avez procrastiné. Je ne vais pas vous jeter la pierre, car je suis moi-même un procrastinateur de première. Dites-vous que vous n’êtes pas seul(e) à y succomber. Tachez plutôt de détecter les moments où vous avez procrastiné, et tirez-en des leçons afin de limiter le risque que cela se reproduise plus tard.


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